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Julien Coupat, paroles pour la jeunesse !

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Julien Coupat est parfaitement clair et audible :


« La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite “normale”. Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée.

La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux. »


Et le voici à présent doté d'un magnifique Porte Voix :

« Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.“


Maintenant, tout l'intérêt de la démarche de Julien et de ses frères est de faire voler en éclat les catégories parcellaires de la contestation, ainsi que d'élever un nouvel horizon :

” Une contestation strictement sociale, qui refuse de voir que ce qui nous fait face n'est pas la crise d'une société mais l'extinction d'une civilisation, se rend par là complice de sa perpétuation. »

« Une vérité n'est pas quelque chose que l'on détient mais quelque chose qui nous porte. »


Non seulement les pouvoirs en place ou aspirants ont donc du souci à se faire, mais aussi le mécanisme intime de la domination - qui commence toujours chez soi.
Ce n'est pas un mérite de Julien, mais la vertu secrète de l'époque:


« La sensibilité n'a que trop longtemps été une
disposition passive à la souffrance, elle doit devenir le moyen
même du combat. Art de retourner la souffrance en force. »

La complaisance engendre haine et ressentiment, la vérité
rassemble les frères.

« Nous », c'est nous et nos frères. »



*



Montage réalisé à partir de l'entretien récent au Monde et d'extraits de la revue Tiqqun*.

*Tiqqun est un mot hébreu qui signifie restitution/accomplissement. C’est un concept présent dans la Cabale et le mouvement messianique Juif.

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